Le politique

Samedi 11 mars 2006

Il y a un adage qui dit qu'en mettant deux socialistes ensemble dans une pièce pendant deux heures, on obtient trois motions.

Moi je fais encore mieux, je suis seul.

Trois visions, trois partis

   

 Principe de cette différenciation: comment et quand élever l'homme.

Ex: Progrès de l’esprit : Permettre au plus grand nombre possible de mener une vie « poétique », temps libéré par la productivité, à long terme. 

Progrès du spirituel 

Parti de l’autre croissance : croient en le progrès technologique
Considère que grâce aux progrès technologiques et culturels réalisés par le travail fourni par notre génération, les génération futures pourront s’émanciper progressivement des contraintes matérielles pour pouvoir, à terme, vivre de plus en plus à travers l’esprit. Quelques exemples de progrès technologiques, issus de la science fiction : immortalité, implants sur le corps humain, agriculture et nutrition ultra-performante (sans oublier le goût), moyens de transport rapide, écologique et accessible à tous.

Valeurs centrales : progrès, gestion, émancipation, sacrifice, compromis, risque.

Projet : Effort sur la Recherche immense, promotion de la méritocratie, mise en valeur de nouveaux mythes pour pouvoir créer les nouveaux outils de gestion du progrès.

   

 

Parti de la basse croissance : croient en la limitation de nos besoins matériels

Ces personnes considèrent que nos besoins sont suffisamment assouvis dans le monde dans lequel nous vivons, que l’homme n’a pas besoin de plus de confort pour être heureux. Ainsi le progrès ne peut plus, ou presque, venir de la technologie, mais de la meilleure utilisation des moyens dont nous disposons, à savoir : plus de temps libre, moins de consommation, mise en commun du maximum de ressources possibles si cela conduit à une économie de moyens, vie en commun. Exemple : taxes immenses sur les véhicules personnels, développement des transports en communs, taxes sur la viande.

N’exclu pas une certaine violence dans l’application de son programme, croit que l’état doit être très fort, d’où éventuel protectionnisme et guerre ouverte contre ceux qui abusent de leur poids pour consommer plus. Exemple : Si les riches fuient parce que nous limitons énormément la possibilité de consommation de produits de luxe, ce n’est pas grave, puisque les infrastructures et les travailleurs, ainsi que les véritables créateurs, resterons sur place.

Projet : Définition réelle du luxe et des besoins de base. Taxation énorme des premiers, mise en commun des besoins de base : nourriture et transports en commun gratuits ou presque, car mutualisé, utilisation de toute augmentation de la productivité vers la réduction du temps de travail, mise en valeur du patrimoine.

Valeurs de base : écologie, économie, temps libre, jouissance, intransigeance, stabilité.

   

 

Parti révolutionnaire : croient en l’anarchie, de type local.

Pensent que la centralisation des pouvoirs est le problème principal de la société, et que le pouvoir est toujours utilisé de manière abusive ou stupide lorsque les personnes représentées sont distantes des représentants.
Par Boulgakof
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Jeudi 16 mars 2006

 

Petite synthèse sur le CPE pour ceux qui s’y mettent ou qui veulent y voir plus clair. J'ai sûrement oublié des éléments, alors n'hésitez pas à me le signaler!
 
Arguments pour :
Sur le fond :
-Introduit de la flexibilité pour les entreprises, donc de la rentabilité et de la croissance.
-Incite les recruteurs à recruter des jeunes, en diminuant le risque si baisse de l’activité.
-Incite les recruteurs à recruter des jeunes, en diminuant le risque si le jeune n’est pas bon.
-Incite les recruteurs à recruter des jeunes, grâce aux allégements de charges sociales.
-Contreparties annoncées.
Sur la forme :
-Volontarisme et courage politique face à une contestation parfois violente ou sous influence.
-Créativité politique : A la limite, on peut essayer pour voir ce que ça donne.
 
Arguments contre :
Sur le fond :
-Transfert du risque sur le salarié, alors que c’est la principale justification de la rémunération du capital, au moment il y a un décrochage entre les rémunérations du capital et du travail.
-Transfert du risque sur les jeunes, catégorie économiquement sensible et particulièrement défavorisée par rapport aux autres générations.
-Le CNE n’a pas fait ses preuves en termes de création d’emplois, ou du moins pas significativement par rapport aux désagrément pour les CNE signés en substitution de CDI ou CDD.
-Déséquilibre fortement le rapport de force entre employeur et salarié.
-Incertitude juridique.
-Un contrat de travail supplémentaire.
-Contradictoire avec les propositions faites par les différents groupes de l’assemblée, du plan ou d’autres institutions publiques « neutres », ainsi qu'avec les mesures prises par les autres membres de l'union.
Sur la forme :
-Utilisation du 49-3 
-Pas de concertation préalable avec les partenaires sociaux.
-Affaiblit le gouvernement pour pas grand chose.
-Conséquence indirecte macroéconomique : les blocages et autres grèves coûtent probablement plus cher que si les jeunes avaient été directement salariés à ne rien faire.
-Risque de rendre difficile tout tentative postérieure pour fluidifier le marché du travail.
 
Forces en présence :
Pour :
-Gouvernement
-Entre 45% et 55% de l’assemblée
-Quasi tout l’UMP
-MEDEF, après avoir exprimé des doutes sur la première mouture
-Quelques DRH de grands groupes
-Entre 25% et 35% de l’opinion publique
 
Contre :
-Toute la gauche
-Quasi tout l'UDF
-Tous les syndicats
-Deux associations de DRH

-Entre 50% et 60% de l’opinion publique il y a trois jours... et 68% annoncés aujourd'hui pour un sondage pour le Parisien....

 

 

 

 

 

Par Boulgakof
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Jeudi 16 mars 2006

Ces deux articles  issus de MSN Actualités me paraissent être le complément idéal à mon article précédent présentant une synthèse sur le CPE. Lisez les tous les deux et vous aurez réponse à tout!

Le CPE, une mesure atypique dans l'Union européenne
AFP 14.03.2006 - 17:42

Les Etats européens ont récemment mis en oeuvre toute une panoplie de mesures pour tenter de réduire le chômage des jeunes, mais la création d'un contrat de travail spécifique aux moins de 26 ans, comme le contrat première embauche (CPE) en France, est une mesure atypique.

Le chômage des moins de 25 ans est un problème commun à l'ensemble de l'Union européenne. Que ce soit chez les premiers de la classe en matière de lutte contre le chômage - comme l'Irlande - ou chez les cancres - comme la Grèce -, il est en moyenne deux fois plus élevé que celui de l'ensemble des actifs.

Depuis la fin des années 1990, la quasi-totalité des Etats-membres ont lancé de vastes programmes pour aider les jeunes à s'insérer dans la vie active, en combinant formation, suivi personnalisé et incitations financières pour les entreprises.

Contre des avantages financiers, le patronat allemand s'est engagé en 2004 à créer en moyenne 30.000 nouvelles places pour les jeunes par an jusqu'en 2007.

La Belgique est allée plus loin : les entreprises privées de plus de 50 salariés doivent engager au moins 3% de jeunes de moins de 26 ans. Elles bénéficient en contrepartie d'allègements de charges.

La Suède, la Hongrie et le Portugal, prévoient tous des aides financières ou des allègements de charges pour les entreprises qui embauchent des jeunes.

Dans le domaine de la formation, le Portugal finance en partie des stages rémunérés dans les entreprises, tandis que la Suède ou l'Autriche misent sur l'apprentissage, dès 14 ans dans le cas de ce dernier pays.

L'Espagne a créé un contrat de formation qui s'adresse à tous les jeunes de 16 à 21 ans non qualifiés et combine travail et formation sous l'autorité d'un tuteur dans l'entreprise, avec, là aussi, des allègements de charges à la clé.

La plupart des pays mettent également l'accent sur le suivi personnalisé du jeune, dès son inscription au chômage.

En Grande-Bretagne, les jeunes de 18 à 24 ans, au chômage depuis au moins six mois, sont obligatoirement suivis par un conseiller qui les aide à trouver un emploi et à surmonter tout ce qui peut les empêcher d'en trouver un (illettrisme, problème de transports...).

En Finlande, dès son troisième mois au chômage, le jeune a droit à une aide personnalisée et intègre une formation à la recherche d'emploi, une formation professionnelle, un stage, ou reçoit une aide à la création d'entreprise.

Parallèlement, de nombreux pays européens ont assoupli les règles de licenciement ou allongé la période d'essai pour apporter une plus grande fluidité à leur marché du travail, parfois à l'aide de nouveaux contrats.

A la différence du CPE -- un CDI résiliable sans justification pendant deux ans et réservé aux moins de 26 ans --, ces contrats ne sont pas spécifiquement destinés aux jeunes, même s'ils sont, de fait, les premiers concernés.

Depuis 1997, le gouvernement italien a ainsi créé une large panoplie de contrats flexibles, dont un contrat lié à un "projet de l'entreprise", avec ou sans durée fixée à l'avance et qui peut être interrompu par l'employeur ou reconduit plusieurs fois de suite sans limitation.

"Le problème, c'est que les entreprises préfèrent utiliser toujours le même stock de travailleurs flexibles", explique une spécialiste de l'emploi italienne, Maria-Pia Camusi.

"Du coup, cette flexibilité n'est pas devenue une passerelle vers l'emploi stable, mais un trou noir dans lequel les jeunes restent de nombreuses années", affirme-t-elle.

Des propositions socialistes pour remplacer le contrat première embauche
AFP 14.03.2006 - 11:33

"EVA", "contrat sécurité formation", "plan de formation en alternance", les socialistes avancent plusieurs idées pour remplacer le CPE, en attendant la proposition de loi qu'ils devraient présenter en mai dans le cadre d'une "niche parlementaire".

- La secrétaire nationale du PS à l'Emploi, Martine Aubry, propose un plan "EVA" (pour "entrée dans la vie active"), qui repose sur une allocation pérenne se substituant aux diverses aides ponctuelles (allocation personnalisée au logement, bourse, etc.). En contrepartie, les allocataires devraient prendre des engagements, comme celui de suivre une formation. Les jeunes en situation précaire, comme les étudiants, pourraient en bénéficier. Pour Mme Aubry, ce serait le "premier étage d'une carrière professionnelle sécurisée".

- Le premier secrétaire du PS François Hollande avance l'idée, pour les jeunes de moins de 26 ans sans qualification, d'un "contrat de sécurité formation". Ce contrat prévoit, pour toute embauche de jeunes en contrat à durée indéterminée, une prise en charge de la totalité de la formation par l'Etat "soit par des subventions directes" aux employeurs, "soit par des allègements de charges".

L'employeur sera dispensé de cotisation Unedic "pendant les deux premières années" d'embauche. "Pour financer ce processus, nous recyclerons toutes les exonérations accordées sans contrepartie aux employeurs", précise le premier secrétaire.

- L'ancien Premier ministre Laurent Fabius demande l'ouverture de négociations avec les partenaires sociaux pour la mise au point, pour les jeunes sans qualification, d'"emplois-sécurité-formation". Précédé d'un "bilan des savoirs et des compétences" et de la "construction d'un projet de parcours professionnel", le dispositif garantira une rémunération et donnera accès aux droits sociaux attachés aux autres formes de contrat de travail. Pendant tout le contrat, le jeune sera accompagné par un conseiller "référent". Les entreprises qui accueilleront ces jeunes bénéficieront d'une exonération de charges, majorée en cas d?obtention de la qualification professionnelle prévue et d?embauche en CDI à l?issue du contrat.

- Dominique Strauss-Kahn prône "une sécurisation des parcours professionnels" par la rémunération du temps passé à se former ou à se reconvertir entre deux emplois. Les CDI seraient aussi favorisés par une mesure d'incitation: la modulation de l'impôt sur les sociétés en fonction de la part des contrats précaires dans la masse salariale. Et pour faciliter l'insertion des jeunes, il préconise "un contrat de travail unique (pour tous les salariés) avec des garanties qui augmentent" au fil de l'ancienneté.

- Jack Lang propose d'"abolir le CDD", contrat à durée déterminée, dans le cadre d'"une véritable flexi-sécurité à la française". Ne demeurerait qu'"un contrat unique, à durée indéterminée", avec des variantes, de façon à pouvoir assurer aux jeunes une alternance entre formation et travail. Il est favorable à des baisses "très fortes" de cotisations sociales pour les entreprises qui emploient des jeunes non qualifiés.

Par Boulgakof
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Lundi 20 mars 2006
Avec un peu de retard, voici ma proposition sur l'enseignement supérieur. Croyez moi, c'est plus simple que cela pourrait laisser croire. Il y avait une erreur: j'avais écris en debut de prop B: jusqu'en maitrise, alors que c'était jusqu'en licence...
 
Constats
-De nombreuses formations n’offrent pas de débouchés correspondant au niveau d’études
ex : STAPS, philo, sciences sociales, histoire de l’art, psycho…
Conséquence : décider de suivre ces filières est un risque que seuls des étudiants bien lotis financièrement peuvent s’offrir sans trop d’angoisse ou de petits boulots.
-On ne travaille pas beaucoup à la fac avant le troisième cycle.
Conséquence : de l’énergie et du temps perdus
-Les formations sont trop spécialisées pour appréhender des phénomènes globaux.
Conséquence : des apports limités entre disciplines
-Les français sont très attachés à la possibilité de pouvoir étudier des matières improductives économiquement mais permettant de s’élever intellectuellement (ou physiquement).
-Le bac ne signifie plus grand chose.
 
 
Propositions : deux possibilités
 
A : Instauration d’un numerus closus à l’entrée des facs, correspondant à peu près aux évaluations des besoins futurs du marché du travail (un peu supérieur parce qu’il faut un peu mettre la pression en laissant la possibilité d’échec). Solution très simple mais qui risque de mettre les facs sans dessus-dessous, genre Devaquet.
 
B :Jusqu’en licence, les étudiants suivent obligatoirement une majeure et une mineure :
Le système :
Après le bac :
1/ Les bacheliers présentent la liste de leurs préférences quant aux matières qu’ils veulent étudier, dans l’ordre de préférence.
2/ Selon les notes du bac, les facs choisissent leurs étudiants en majeure avec un numerus closus un peu moins restrictif, uniquement pour les majeures. Pas de numerus closus en mineure.
3 / Les étudiants suivent les cours qu’ils veulent, sachant que la majeure assure 70% des points. La mineure 30%. Le passage se fait sur la moyenne pondérée. Tous les cours, TD et vidéos des cours doivent êtres disponibles sur internet.
 
Après la licence :
1 / Les diplômés indiquent leur maîtrise préférée entre leur majeure et leur mineure.
2 / Les facs sélectionnent leurs étudiants en fonction de leur moyenne pondérée, avec un numerus closus plus restrictif qu’avec la première sélection, et une note minimum pour leur matière.
3 / Les étudiants suivent encore les cours qu’ils veulent, mais seuls ceux qui ont étés sélectionnés auront leurs copies d’examens blancs et autres exercices corrigées, et bénéficieront d’un suivi des profs.
Pour les étudiants décidant de passer leur ancienne mineure (ou majeure ou autre matière) en candidat libre :
Ils sont en concurrence sur le nombre de postes proposés aux maîtriseux sélectionnés pour l’enseignement.
Les points obtenus au dessus de 10 sont ajoutés à la note de l’autre maîtrise. Toutefois, ces points ne rentrent en compte que pour le diplôme, pas pour l’enseignement.
 
Enfin, pour le doctorat, le système ne change pas.
 
Exemple :
Après le bac :
1/Choix d’un étudiant : Philo, puis sciences-po, gestion, puis économie, puis sciences physiques, puis sociologie, puis philologie, puis psycho, puis ….. (c’aurait été mon choix)
Notes du bac : maths 15, histoire géo 6, économie 13, philo 14, français 10,….( c pas mes notes)
2/La fac de philo recrute les étudiants en majeure à partir des notes de français et philo. Le numerus fait qu’ils ne recrutent pas à moins de 13. Tant pis !
Science po recrute sur Histoire-géo, Economie, Philo et français. Minimum admissible : 14. Tant pis encore !
Gestion recrute sur économie, maths, français, à partir de 11. Bingo !
Ma majeure est donc Gestion, ma mineure est mon premier choix non validé : Philo.
 
Après la licence :
1 / Je préfère suivre la maîtrise de Philo.
Notes : gestion  18, philo 11. moyenne pondérée : 15, 9
2/ La fac de Philo recrute à partir de 15 (selon le numerus closus, donc variable d’une année à l’autre) , mais demande un minimum de 12 en Philo. Je ferais donc Gestion.
3/ Je passe la gestion, et la philo en candidat libre pour ma maîtrise.
J’obtiens 9 en gestion, 13 en philo.
Pas suffisant pour être prof de philo (14 minimum, toujours variable selon numerus closus), ni de gestion (13). Pas suffisant non plus pour avoir la maîtrise de gestion, si je n’avais pas passé la philo.
Diplomes obtenus : maîtrise de gestion. Note : 9 + 3= 12
Maîtrise de philo. Note : 13
Je m’arête là, pour aller bosser.
 
Voilà Voilà. Ce système me paraît équilibré, et je ne crois pas qu’il pourrait susciter de grandes résistances de la part des étudiants.
 
C’est une solution à un des trois grands défis de la fac française, celui des débouchés.
Il en reste encore deux : un certain mandarinat népotique professoral, et l’introduction de la pratique dans le cursus. Si vous avez des idées, ou que vous voyez une faille à mon système, n’hésitez pas à me le signaler ! Ou si tout simplement vous trouvez que c’est une bonne idée…
Par Boulgakof
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Vendredi 28 juillet 2006

Kofi Annan qui gueule ouvertement contre une aggression (apparamment) délibérée.

Pascal Lamy qui parle clairement de colonialisme économique concernant les accords commerciaux bilatéraux.

Ca veut dire quoi?

Optimiste: le début d'une prise de pouvoir de l'Humanité sur les nations?

Pessimiste: sentant qu'elles s'écroulent, ces institutions font un dernier baroud d'honneur.

En tous les cas, moi ça me fait très plaisir cette façon de parler, de montrer qu'il ne sont pas les esclaves du protocole et des groupes de pression.

Par Boulgakof
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Dimanche 24 septembre 2006

Je serais à la République des blogs, Mercredi. Venez-y nombreux!

Avis à une certaine connaissance... Ils parait qu'ils cherchent un supporter Fabiusien!

Pour plus d'informations sur l'évenement, allez sur le site de Versac, l'organisateur de l'évenement (lien à coté). 

 rendez-vous des blogueurs politiques

Par Boulgakof
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Mercredi 11 octobre 2006

Il y a un sujet sur lequel on ne parle presue pas, en ce moment. Un débat de société. Un débat mineur, certes, mais il est étonnant de ne pas en entendre parler. J'ai nommé: le cannabis.

Pour les incultes, le cannabis est une drogue qui se fume et se présente sous une forme de résine ou de fleurs. Premier principe actif: le THC. Procure un certain relachement, et, dans de rares cas (surdose, premières utilisations, fragilité de l'usager) des hallucinations mineures, ou une sensation de mal-être: le bad-trip (souvent paranoïde). Il n'existe qu'un cas avéré de surdose mortelle, un yogi qui en avait mangé des kilos. Il n'y a pas de dépendance physique (mais peut être psycholgique, voire physiologique).

C'est une drogue douce, parce que les sensations qu'elle procure et sa toxicité sont bien inférieurs à la ceux de plupart des produits sur le "marché": cocaïne, héroïne, prozac, somnifères, opium...

Mais c'est une d'abord une drogue, et en celà est dangeureuse pour son usager et éventuellement pour son prochain: le cannabis peut provoquer ou accentuer:

-Des accidents de la route (mais beaucoup beaucoup moins que l'alcool).

-Des cancers (car plein de goudrons la plupart du temps)

-Des problèmes psychatriques pour les sujets fragiles.

-Des problèmes de concentration.

De ce point de vue, le cannabis n'est pas souhaitable dans notre société, parce qu'il est nocif. Pas beaucoup, mais suffisament pour qu'on souaite qu'il soit peu consommé.

SAUF QUE:

-Depuis un peu plus de 10 ans, une grande majorité des gens passés par un lycée en ont déjà consommé. Entretemps, les autres générations s'y sont mis progressivement. C'est un pénomène de fond, qui met dans l'illégalité (c'est un délit) environ un tiers des français selon les études qui indiquent que beaucoup n'osent probablement pas l'avouer...

ET SURTOUT QUE:

-Le commerce du cannabis est une des principales ressources des bandes mafieuses et du terrorisme. Qu'il est difficile d'expliquer à un jeune défavorisé qu'il devrait faire un bac pro pour gagner le smic+5%, alors qu'il est si facile de se faire 10 fois plus en vendant du shit.

C'est un peu comparable à la télé. La télé produit sur le télespectateur à peu près les mêmes effets que le THC. La télé détend. TF1 rend idiot. La télé fait grossir et provoque des maladie cardio-vasculaires. La télé rend accro. la télé déstabilise la psychologie du citoyen. Mais vous imaginez, vous, que la télé soit interdite, alors que tout le monde la regarde? Alors vous serez sûr que les choses suivantes arriveront: de nombreuses personne iront en prison pour avoir vendu des télés. La police passera plus de la moitié de leur temps à interpeler des télespectateurs. La télé sera de moins bonne qualité. Des groupes riveaux de dealers de télé se crééra, et l'ouest du 15ème arrondissement deviendra un coupe-gorge. Les gens n'aimeront pas la police, parce qu'elle leur empèche de regarder la télé. La france s'appauvrirait, parce que l'argent de la télé irait à l'étranger sur des comptes cachés.

Donc voilà. Si la distribution en est très contrôlée et très taxée, et la consommation problématique surveillée et traitée, je crois qu'il est utile de légaliser la chose.

 

Par Boulgakof
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Lundi 27 novembre 2006

Eh non, je ne suis pas mort. Loin de là…

Ce n’est pas la première fois que je ne blogue rien pendant des semaines, et ça peut durer des mois. Simplement, parfois le goût -ou la connexion- n’y est pas. Que voulez-vous, un post de Boulgakof, ça s’attend, ça se mérite, et quand ça arrive, on en est que plus content.

Je n’ai toutefois pas été tout à fait inactif ces dernier temps sur la toile. Notamment, la semaine dernière, ma petite campagne anti-Obs anti-Ségolistes-de-presse (hors mon blog, hors Boulgakof) a eu un certain effet. Il me plait d’y croire. Le ton du torchon a un peu changé, pendant quelques jours.

Par contre, quelle ne fût pas ma colère lorsque j’appris que Laurent Joffrin devenait le nouveau chef de Libé ! Oh rage ! Oh désespoir ! On laisse entrer le loup dans la bergerie !

Bref.

Moi, DSK et l’UDF

Il me faudra beaucoup de temps avant de trouver un candidat à ce point en accord avec mes opinions. Cela n’arrivera peut-être plus. Dans cinq ans il aura soixante-deux ans. C’est encore jeune pour nos standards français, mais c’est trop vieux pour moi. D’ici là, je veux croire que les sociaux-démocrates auront trouvé un candidat plus jeune, plus sexy, peut-être plus femme et surtout gagnant. A défaut, et bien nous verrons. Il est trop tôt pour le dire. Parce que moi, pour l’instant, je suis devenu centriste. Enfin presque.

J’ai lu leur pré-projet. Il est très bon. Je suis en total accord avec eux, sauf sur deux points :

1/ L’entrée de la Turquie dans l’UE. Eux contre. Moi pour, sous conditions.

2/ Suppression des 35 heures (heures sup’ payée pareil). Eux pour, moi contre.

Ce n’est pas rien, mais pas suffisant pour me faire fuir. De toutes façons, la question Turque ne se posera véritablement que dans une quinzaine d’années. Quant aux 35 heures, dans le cadre d’une véritable négotiation globale sur le travail et les revenus, ça peut faire partie des choses négociables.

Donc sur le fond, il n’y a pas de problèmes, je suis centriste.

Là où le bat blesse, c’est leur stratégie politique.

1/ Je suis contre un gouvernement d’union nationale. Pour moi c’est une fausse bonne idée. Les anciens se souviendrons d’ailleurs de ma position lorsque le débat avait agité la blogosphère il y a un an. En gros : a) si on met tout les gens biens dans un gouv., on ne risque pas de se retrouver avec les pires la fois d’après, avec l’alternance ? b) nous ne sommes pas dans une situation d’urgence suffisante pour oublier que si gauche et droite existe, c’est d’abord qu’elles portent deux orientations pour notre société. Que si nous avons en effet à élire des dirigeant bon pères de famille, nous votons aussi pour notre futur collectif, que nous décidons. C’est d’ailleurs à mon avis ce qui fait que tant de gens se tournent vers les extrêmes : ça fait rêver. Au moins il se passera des choses. Ce sera différent.

2/ Et surtout 2/. L’histoire du gouv. d’union nationale, pour moi comme pour Koz (1), c’est d’abord fait pour faire parler de l’UDF. Mais c’est aussi pour pouvoir ratisser le plus large possible. Dans cette logique, M. Bayrou a décidé de ne se prononcer sur le deuxième tour qu’après le premier. J’ai tendance à croire qu’il appellera à voter contre Sarkozy. Mais je n’en suis pas sûr. Pour l’instant, Bayrou avec la plupart des militants sont en position de force contre la majorité des élus et hiérarques UDF. Mais qui dit que ces derniers, élus grâce à l’UMP, ne vont pas réussir à faire changer le parti d’orientation ?

Alors c’est vrai, si Bayrou dit dès maintenant qu’il est plus proche du PS que de l’UMP, ça risque plutôt d’affaiblir la gauche. Mais je ne veux pas laisser une seule chance de soutenir, même indirectement, cet infâme goret qu’est Sarkozy (2).

Attention, roulements de tambours, j’ai une solution !

Plutôt que de dire que gauche et droite c’est dépassé, il faut réinventer les notions de gauche et droite ! Oui je sais c’est du déjà vu, mais tout ce que j’ai pu en voir (pas grand chose en vérité), c’était trop technique, et surtout trop historique. Ce que je propose, c’est de les réinventer sur des bases de science-fiction. Le dernier terme est exagéré, mais correspond assez à l’esprit. Ex : le monde des non-A de Van Voght serait plutôt à gauche, tandis que Matrix (version fin du troisième volet) serait à droite.

Promis, je publierais un jour mon article sans cesse remanié sur le sujet.

Allez, tant qu’à faire un long billet, autant rajouter un sujet.

Moi, le fric et le travail.

Je rappelle à mes lecteurs riches et recruteurs que je cherche encore un travail fixe, qui me permettrait d’arrêter de profiter des appartements des mes amis voyageurs. Parce que des fois ils sont tous à Paris, et que je suis tout gêné d’être là lorsqu’ils le sont. Allez, juste un petit CDI ou même un CDD d’au moins six mois, ça me permettrait de convaincre un agent immobilier.

Sinon, comme d’habitude, je suis toujours preneur de petites missions par-ci par là. Mon tarif :

500 Euros/semaine pour un truc pas terrible ou répétitif ou sans avenir (genre listes de petits blogs destinés à faire la pub pour un site de référence suivez mon regard parce qu’il s’impatiente de ne pas être payé mais bon je comprends tu es très pris espèce de star).

1000 Euros par mois pour un truc intéressant ou prometteur. Exemple : vous vous appelez Pierre Bilger, vous vous rappelez à quel point votre blog était passionnant lorsque je commentais chez vous, vous vous dites pourquoi pas lui proposer un truc sympa dans l’investissement…

Des trucs que je sais faire : évaluation d’entreprise, négociation, préparation de dossiers complexes et/ou transversaux, secrétariat, études de marché, parler anglais, lire, écrire, compter, travailler 24 heures dans une journée quand il le faut (mais pas trop souvent).

Je suis d’abord stratège, puis financier, puis commercial, puis marketeur.

  1. Koz trouve qu’il n’y a pas d’incompatibilité avec le projet UMP, sauf que l’UDF est plus mou, mais Koz est le meilleur tordeur de vérité au profit de l’UMP de la toile.

Un jour je critiquerai Sarkozy ici. Mais il me semble que de nombreuses personnes le font mieux que moi.

Par Boulgakof
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Mercredi 6 décembre 2006
Au début était le blog de Pierre Bilger.
C'est ainsi que je commencais à bloguer, simple commentateur, répondant à Hayekfan, Leclerc ou même PBI lui même. Le sujet du blog était alors le modèle social. L'actualité, la "crise des banlieues". J'ai cessé de fréquenter PBI lorsqu'il devint presque autant Sarkozyiste que son frère Philippe. Certes, se veut toujours indépendant, mais on sent qu'il n'a plus autant le souci du social, du faible, de l'improductif.
J'y dissertais d'abord d'économie. Quand je me relis, je me rend compte à quel point j'ai progressé depuis. Sans lui.
Et puis j'ai découvert Olivier Bouba-Olga. Qui m'a déçu lui aussi. Trop militant. A gauche, certes. Mais trop militant.
Et puis il y a eu Econoclaste. Ca me fait la même impression que Alternatives Economiques: a la fois exalté par la jouissance intellectuelle, et rabaissé, de par ma propre misère dans le domaine.
Suit généralement une bon quart d'heure de réflexions et d'assimilation.
Voici donc un conseil: allez voir ce site. Je le rajoute dans mes liens.
Par Boulgakof
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Dimanche 17 décembre 2006

Ségolène maintenant sur France 5, dans riposte du félon Moati.

Représentant de la justice: Philippe Bilger. Sarkoziste notoire. Est-il comptabilisé dans le temps de parole de l'UMP?

Parce que le moins que l'on, puisse dire, c'est qu'il n'est pas représentatif du monde judiciaire.

 

Par Boulgakof
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Boulgakof

Je suis internationaliste, progressiste, écologiste, humaniste, jeune et joli.

Souvent aussi socialiste, non violent, radical, réformiste, libéral, libertaire, vannetais, parisien, chrétien, bouddhiste, kantien, fétard, superstitieux, mélomane, danseur, économiste, joueur d'échecs, nageur, lucanophile et blogueur.

Pour le moment je suis pauvre, mais un jour je serai maître du monde ! Vous l'aurez compris, je suis aussi une grande gueule.

Vous trouverez ici des réflexions d'ordre politique, des sélections de livres, de musique et de films, ainsi que mon CV. Tout type de commentaire est le bienvenu!

boulgakof  (at] g mail (point) com

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